• On parlait plus haut du manque d'âme des routes modernes. Alors je vais raconter ici une petite histoire, celle de votre serviteur en mal de sorties à vélo. Il faut savoir que le weekend avant le confinement, on est parti ma copine et moi dans les Pyrénées, dans la maison de famille, moi avec mon route sous le bras. Et là paf, je vous apprend rien, interdiction de sortir au delà du kilomètre en périphérie du doux foyer, mince. Grande frustration que d'être entouré de montagnes et de routes vides, mais solidarité oblige, et dans le soucis de ne pas encombrer des lits d'hôpitaux parce qu'on a passé un triple arial 360 au dessus du parapet, je reste chez moi. Lbc devient mon seul ami, je suis en quête d'un achat compulsif qui lui seul saura combler ce vide. Là encore, je pense que vous voyez l'idée.
    Je tombe sur une annonce, à quelques 25km de chez moi, dans la plus proche ville où j'ai l'habitude de faire mes courses. Contact avec le vendeur, le vélo est en dépôt-vente chez un vélociste, qui, bien sûr, en cette période trouble, a baissé son rideau jusqu'à nouvel ordre. Seul un numéro de téléphone sur le rideau de fer tiré pour ne pas repartir complètement bredouille.
    Après plusieurs semaines d'attentes, le vélociste me répond, enfin, joie, il sera à la boutique demain.
    Le lendemain, surprise, le vélo n'a quasi jamais roulé. Acheté neuf par son unique propriétaire en 2000 pour son arrivée à la retraite, il a laissé le vélo au magasin après l'achat d'un VAE. On imagine l'âge du vénérable confrère cyclo, on ne se moque pas. Il est à ma taille, il est beau, il est pas cher, bref, je repars content avec le précieux dans le coffre :


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