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wapdawap

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    Déso pour les nons réponses, j'ai été un peu inattentifs.
    Je n'ai pas changé de ratio pour la Ronde @GrosNaze. On pourra m'appeler @grosdébile sans soucis ensuite :D

    @spraynasal yes c'était Léo. Pas si grand, mais avec un Time si j'ai bien suivi. Je n'ai pas vu le vélo puisqu'on a pas vraiment roulé ensemble. Il avait plus de sauce et nous a déposé l'air de rien assez vite ^^

    Merci @AlainM, j'y penserai à l'occasion de mes prochaines recherches, quand j'aurais vraiment le temps de fourrer le nez dedans :)

    Ah yes @SonicTai, mais maintenant je n'ai plus le temps de me faire des N+1 injustifié ^^. Du coup je dois leur donner du sens :D.
    Mais en suivant la logique, un changement d'un poil de matos me permettra d'être un poil plus versatile encore. Bref, à suivre quoi :D

    Bref, dans cette logique j'ai enfin pu avancer le montage du vélo de randonnée de Madame, chopé lors de mon TDF de la récup de sortie de confinement quand je n'avais aucun scrupule au N+1+1+1+1+...

    Lui manque des porte bagages Tubus commandé ce midi même, et de la lumière et son câblage pour le finir.
    Une petite selle serait cool aussi, je voudrai bien que Madame se fasse le cul sur une Cambium pour faire un truc propre et assorti à la guidoline en texture, mais bon, on va voir.
    Je vous ferai un bike check le jour ou, mais pour le moment c'est un mix entre du neuf tout neuf de qualité, du vieux tout d'occaz de qualité, et du très vieux d'origine du vélo ^^.
    Il n'est pas pesé là, mais c'est franchement pas lourd, j'en suis surpris.

    Demain c'est départ pour la RAA, du coup faut pas espérer trop de retour de ma part avant le 8 Juillet ^^

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    Ou si je retrouve des shifters campa pour la pignole.

    Certaines questions ne se posent même pas ♥
    Et puis ça vaut le coup d'avoir un vrai CLM et ses fonctions aux petits oignons. Ces alus sont parfait au roulage sur du plat :D

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    Grosse denture ♥

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    Marrant ce moyeu avant.
    Une idee de la ref?

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    J'ai préparé 4 traces de 150 km. La première m'emmène donc jusqu'à Privas, avec près de 3000m de d+. J'arrive dans une mini boulangerie/épicerie 5 minutes avant la fermeture après avoir subi un bon gros vent de face les derniers kilomètres. Malheureusement pas de salé à y déguster hormis des chips. Je me venge sur des canettes fraîches de jus de fruit, à l'ombre je me pose une vingtaine de minutes qui me font du bien.

    Le temps de repartir pour la traversée du Gard, je me fais doubler par un autre coureur. Il s'arrêtera finalement juste après pour ravitailler. La sortie de Privas se fait par le col de Benas 10km en plein cagnard qui me mettent bien à mal. Je me fais déposer dans l'ascension mais parvient au sommet à mon rythme. Micro ravito desséché par le soleil et le vent au sommet avant de repartir au moment ou 3 autres des ultras arrivent.

    S'ensuit une longue descente ou l'un de mes bidon Elite Fly prend littéralement son nom pour acquis. Il décolle de mon support de selle sans s'éclater au sol heureusement. Je le récupère facilement et c'est reparti.

    Nouvelle pause 20 bornes plus loin. Des bénévoles sont là exprès pour nous rafraîchir au coin d'un grand lavoir. Ça fait vraiment du bien car on est sous le cagnard complet. Il est autour de 14h30 et je suis semble-t-il à 30 minutes du premier. J'ai pris cher sur cette dernière portion.

    Suer, boire, suer, grimper, suer, boire, suer, manger, suer, boire, suer, descendre, suer, boire, suer, monter, ...

    Ça devient infernal. Je suis la trace et les détours vers plusieurs villages pour trouver des points d'eau ou remplir mes bidons et me rafraîchir vite fait. Je me fais certainement dépasser par mes 3 poursuivants dans un de ces villages décalés de notre trace ou je fais une pause plus longue. Les motards que j’y croise hallucinent aussi du temps qu'il fait. Ils sont liquéfiés sous leur cuir.

    Gras, Bidon, autant de nom de bled qui t'aident à avoir le moral au plus haut lors de cette descente vers le point le plus au Sud du trajet. L'apparition des gorges de l'Ardèche, censé être un point plus frais n'est qu'un mirage.

    Alors que j'arrive sur les gorges de l'Ardèche, 2 fusées me déposent. Ce sont deux gars de 8h. Le futur vainqueur Cédric Beolet dont voici la trace incomplète, et le futur second Alexandre Meurillon qui était mon voisin de parking, dont voici la trace complète. Tous les deux sont triathlètes, habitués des Ironman semble-t-il. Bref des machines. On dirait qu'ils sont partis pour un 100km bien vénère. C'est fou. Ils doivent avoir pas loin de 30 de moyenne de roulage (en vrai je ne pense pas maintenant que j’ai vu les traces) sur les premiers 250 km avec près de 4500 de d+ et un température qui dépasse les 40 degrés.

    Je retrouve tous les gars qui m'ont dépassé à Saint Martin d’Ardèche en train de se refaire la cerise au frais. Je vais choper du sel dans un kebab histoire d'ajouter ça à mon eau. Ça me permettra de compenser un peu les pertes de sodium. Boulet j'ai oublié ma petite fiole dans le camion.
    Je tente de repartir avec quatre gars mais je n'ai pas assez de watts pour les suivre. Je sens des départs de crampes depuis quelques temps donc je m'économise autant que possible.

    La température continue inlassablement de monter. On arrive sur les coups de 17h et l'atmosphère est étouffante. Le sol et la caillasse environnante vomissent leur flux de chaleur accumulé depuis le début de la journée. Mon compteur indique 45°, il freeze, m'indique batterie faible, ne charge plus…

    Je me résigne alors et me pose à l'ombre d'une haie en bord de route. Je démonte le compteur de son support et le pose dans l'herbe fraîche pour qu'il descende en température gentiment, dans l'espoir de le récupérer et de le recharger pour la suite. Le vélo lui est absolument brûlant. Le cintre carbone nu me brûle quasiment les mains lorsque je les déplace hors des cocottes, cadre, roues, on pourrait faire cuire du bacon dessus. Hallucinant. Full Black Hell Like Bike.
    J'en profite pour refroidir moi même aussi doucement. Le corps et la tête se détendent.

    Ce sont tout de même 40 minutes de pause frustrante, mais régénératrice. Elles me permettent de repartir plus au frais à tout point de vue sur les coups de 18h. Alors qu'on est sur la portions la plus plate du trajet, 1500m de d+ pour 150 bornes, je sais déjà que je suis au-delà du délai que je m'étais donné pour arriver à mi-parcours. Tampis vu la température c'est déjà pas mal de ne pas avoir abandonné et je n'ai qu'une heure de trop prise en pause de sécurité.

    J'arrive finalement à Berrias. Les bénévoles se font un gros gueuleton et m'invitent à me poser avec eux. J'en profite pour me restaurer et discuter. J'apprends que mes prédécesseurs sont repartis il y a peu. Un d'eux était dans le mal complet (tremblements, frissons,...) et qu'ils ont largement hésité à le laisser repartir. Je pense donc que j'ai bien fait de m'arrêter longtemps au plus chaud de l'après-midi. Je me restaure bien et repars. Plus que 25 gros km ponctués de quelques taquets de bâtard me menant à Saint-Paul Le Jeune Le point de repos de mi-parcours ou j'arrive sur les coups de 22h alors que la nuit tombe

    Mes autres camarades de galère y mangent, repartent, reviennent de chez l'ostéopathe réquisitionnée pour l'occasion. Je me fait une petite part de salade de pâte avant de profiter à mon tour d'un massage régénérant. J'y apprend que mes départs de crampes sont des tensions tendineuses. Je vais surveiller ça de plus prêt pour la suite du trajet. Et enfin prévoir une session de bike fitting. Ici il y a au moins ma sacoche de batterie qui me fait modifier ma position de pédalage, genoux légèrement moins rentrés que d'habitude, et ma selle est peut-être un poil bas. C'est à creuser pour la suite en termes d'update technique. Je dois donc veiller à rouler les genoux bien à l'intérieur et surtout pépouze pour finir entier.
    Cette petite consultation est l'occasion de me remettre deux vertèbres déplacées et de dénouer les tensions dorsales et les tensions musculaires des mollets. Bref c'est kiffant.

    Je me refais un second plat de pâte en discutant avec les gens de l'organisation.
    Mr Mistler est là. Il a abandonné après 250 km. Il a l'air cuit mais super content de voir des dingos sur ce parcours pas facile. Il y déjà beaucoup d'abandon pour problème technique (Brice et sa crevaison non réparable au final) ou coup de chaud multiple (dont un malaise sans gravité). Je m'en sors pas mal.

    Je repars sous les applaudissements des bénévoles. Il y a du monde devant moi et d'autres gars arrivent encore doucement sur place. La température est bien descendue, et la nuit noire aide à adoucir l'ambiance. Le paysage change encore malgré la nuit. On sent que c'est plus vert et humide. Mais surtout que c'est beaucoup plus vallonné.
    Elles sont même stupidement tortueuses. Je n'avance à rien. 30 bornes en 2 heures...

    Un taquet se présente au pied du dernier point ravito, le col de Teste Rouge 15 km à 7 % de moyenne. Mais pas mal de passages bien tendus. Ça va être long. Les deux premiers sont passés seulement 2h30 avant moi. Ils ne sont plus ensemble d'ailleurs. Quinze minutes les sépare.
    Mr Mistler est encore là, il se fait un petit plaisir en suivant les derniers gars en route.

    Comme prévu je n'avance pas en repartant. Mais arrive au sommet malgré tout alors que la lune se lève et que je suis en haut des plateaux. C'est beau et désert, à peine quelques lumières artificielles, la lune, et les étoiles. La progression se poursuit ensuite par des routes empruntées il y a 9 ans avec le padre et le club cyclo de Versailles. J'y croise un de mes camarades en train de dormir le long de la route. Le coin est calme mais j'enchaîne encore quelques kilomètres puis je finis enfin par me poser dans une épingle lors de l'ascension de Saint Laurent les bains. Une pause d'une grosse vingtaine de minutes dans laquelle je fais 5 minutes de sommeil (je pense) et c'est tout.

    Il est pile 5h du matin. Plus que 15h et 240 km pour rentrer dans les délais. Ça va être tendu comme tout. C'est parti.
    Le jour se lève doucement alors que je poursuis ma route dans des zones que j'avais bien appréciées il y a 9 ans. C'est parfois plus plat mais ailleurs bien plus raide. Comme la descente sur Borne, sans doute un des coins que je préfère sur le parcours. Je sais que je suis seul à cette heure, perdu en pleine cambrousse.

    L'ascension suivante nette et raide une fois arrivé en bas de vallée m'était sortie de tête. Comme la plupart des taquets de bâtard de ce trajet connu d'ailleurs
    L’arrivée au col du pendu me coupe le moral. Je pense vraiment à ce moment là que je ne finirais pas dans les temps.

    Enfin le gerbier de jonc et son immense plateau doré battu par une vent bien fort. C'est barge comme ça souffle. Heureusement on retrouve des parcours du jour et des ravitos multiples avec fruit et autres goodies variés. Ça me requinque et je repars revigoré. Je croise deux jeunes frères qui étaient partis avec moi hier de Saint-Félicien. Ils ont abandonné à cause de la chaleur mais profitent du reste de la journée pour se balader.

    Au moment d'apercevoir les parcours des premières cyclosportives du jour, ma route dévie sur la dernière boucle des Sucs. Encore 100 bornes. La chaleur monte. De nouveaux paysages ponctués de quelques ravito peu fournis s'enchaînent.

    Les cols s'enchaînent alors que des cyclosportif sur les parcours les plus long de 280 km commencent à me dépasser. Autant vous dire que les rythmes sont différents. Certains craquent un peu sous la chaleur et s'arrêtent quelques instants à l'ombre. Par contre tous repartent juste avant que je les reprenne. Je dois leur servir de marqueur temps. De mon côté je commence à être bien fatigué à la longue. Au moins, en gérant de la sorte, mes tensions tendineuses ne se font plus sentir.

    Un trou dans la chaussée dans un moment de légère inattention me fout un coup de flip. Le paysage est cool faut dire. Gros bruit, bon flip, mais pas de crevaison ni de casse. Pas de déraillement non plus.
    Cependant je trouve que ma position a un peu changé. Il s'avère finalement que mon cintre a pris un poil d'angle. Pour plus d'agressivité il a semble t il gagné quelques pouillèmes de degré en piquant du nez. Ce n'est pas trop gênant je finirais comme ça.

    J'arrive enfin au point de rassemblement de tous les parcours. Un ravito plus conséquent se présente. Je me fais héler alors que je pose mon vélo. Hervé est là aussi. On ne s'est pas vu depuis plus de 400 bornes. On se restaure et au moment de repartir ensemble mes yeux tombent sur un maillot connu. Celui du N-Peloton. Je hèle le gars que je ne connais pas, on discute de son parcours (220km) et on convient de se retrouver après l'arrivée pour se faire une mousse.
    Le monde est petit.

    La partie finale est plus roulante et largement fermée à la circulation. A deux on roule mieux pendant un temps, surtout qu'Hervé à l'air d'avoir encore la sauce. Il me tracte sur le plat, et on se relais tranquillement dans les autres portions. Cependant la chaleur refait son effet au fur et à mesure de la progression. Rien à voir avec la partie subit dans le Gard cependant. Ici il y a de l'ombrage à foison. Les cyclosportif en vrac ça et là mettent un peu de peps dans les guiboles. Mais certains vont quand même un peu loin avec eux même.

    On se refait plusieurs ravitos et pauses fraîcheur au fur et à mesure de notre fin de progression. On vise une arrivée dans les délais, pas d'affolement donc. Le dernier col, celui de Lalouvesc, nous pique une dernières fois les guiboles avec ses presque 9 km entrecoupés d'un arrêt buvette.

    Une fois en haut c'est la descente finale sur près de 15 kilomètres. Un supplice pour les paumes et les pieds mais aussi le cul. Pas assez plane pour y être vraiment en confort. Rester en appuis est bien gênant et douloureux après ce périple.
    On passe la ligne ensemble content de nous. Bien fatigué il faut l'avouer mais tellement heureux d'avoir terminé cette première édition de l'ardéchoise Ultra.

    La remise des dossards et traceurs est une belle galère. L'organisation montre à nouveau ses lacunes. 4 lieux différents, certes proches, avant d'attendre le gérant arriver. Il nous remet nos goodies et la médaille souvenir.
    On se sépare ensuite assez vite, limite groggy. Je mets un bout de temps à me sortir de cet état de semi torpeur pour descendre au camion.

    La bière fait son effet. Je suis cuit. Une méga teuf dans la maison à côté de laquelle je suis garé m'oblige à changer de place pour dormir. Go pour 2 bornes et un parking au calme. Je m'endors en 2s, le ventre presque vide, complètement occis, mais fait assez rare pour le souligner, fier de mon parcours dans la limite des délais.

    Demain il faut rentrer sur Nantes. 9h de bagnole...

    Pour les curieux qui ne l'avaient pas encore vu, le Strava est ici.

    Le vélo était équipé comme d'hab, c'est à dire pas du tout adapté au parcours.
    39x28 au plus petit. Oui c'est débile. Mais ce genre de chose me permet de savoir qu'il me faut un nouveau vélo adapté. Moins chiant que de changer ses braquets et réglages de dérailleur à chaque fois.

    Prochaine étape la RAA.
    Ce sera plus long, mais finalement moins dur. Et apparemment il n'y aura pas de canicule.
    Cool 😁

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    Comme promis, petit retour avec quelques photos live, fait rare de ma part, et de belles captures depuis Maps histoire de dire, de cet événement caniculaire qu'à été l'Ardéchoise 2022 version Ultra.

    Comme énormément d'événements de ce type en ce moment, la première édition est prévue en 2020. Décalée cette année pour les raisons que l'on connaît on aurait pu/dû envisager un énième report pour pandémie climatique soudaine le jour J. Il a fait chaud. Très chaud. Et même encore plus que lorsque tu crois être monté au max. Je ne sais pas combien d'événements ont été annulés ce week-end du 16 au 19 Juin, mais Luchon-Bayonne a lui sauté du jour au lendemain. Frustrant comme situation, surtout si tu reçois le message une fois arrivé au départ ce qui aurait été mon cas...
    Bref j'ai pu me liquéfier à gros flots salés voici comment.

    Nantes -> Saint-Félicien c'est long. Je me suis divisé le trajet bagnole de 9h mini, quand tu ne veux pas payer de péage, en 2 portions entrecoupées d'une petite nuit de deux heures. La base, c'est de ne pas trop dormir avant les grosses épreuves ou événements cyclistes... Départ le 15 au soir après un bonus d’une bonne grosse journée de taf.

    Arrivée à Saint-Félicien en milieu/fin de matinée le 16 je me trouve une place dans un parking (un champ) la plus à l'ombre possible. Bonus, un micro cour d'eau à mes pieds devrait aider à rafraîchir l'ambiance déjà intense. La température est déjà dingue. Au delà des 32 degrés à 10h. Heureusement que j'ai une journée à ne rien faire pour me poser.

    Errance en vélo dans Saint-Félicien pour aller bouffer, et repérer les lieux que j'ai traversé il y a 9 ans. Je tombe au gré de ma promenade sur la devanture d'une boulangerie sans prétention où trônent un TVT clm plongeant et son jumeau à cadre droit qui me font faire demi-tour direct.

    Oui c'est du full Corima, même le Manta là, pièce de malade, c'est bien du full DA 7400, et il y a la Appoggio Lombare pour finir le tout. Perfect. Les vélos auraient été offerts au père du boulanger, un des fondateurs de l'Ardéchoise, par notre Blaireau national. Je n'ose pas demander si ça se vendrait. De toute façon je n'aurais pas les moyens, les gens sont adorables, et ont l'air tellement attachés à ce matériel que ce ne serait pas poli.

    Je file à la récupération des dossards. Elle est un peu compliquée car elle ne se situe pas dans le gymnase principal mais dans la maison des départs située un peu à l'écart. Les indications données au préalables ne sont pas forcément très claires surtout que je ne suis pas très focus sur les événements ces derniers temps. Quoi qu'il en soit je m'y retrouve finalement. Contrôle du vélo dont je viens de changer le pneu avant, check-up rapide des équipements de sécurité, remise du traqueur GPS et des dossard et plaque de cadre.
    On sent que c'est la première et que l'organisation est un peu dépassée, le référent de l'ultra a été parachuté sur l'organisation il y a un mois à peine suite au départ de son prédécesseur. Mais l'important c'est qu'il y a de la bonne humeur.

    Après avoir fait un tour du village exposant et acheté quelques goodies retour au camion ou s'ensuit une aprem de préparation du paquetage, bouffe surtout, et de glande à boire de l'eau autant que je sue à ne rien faire.

    Le vélo est paré de sa plaque de cadre et de son gros capteur GPS fluo. Non sans mal, et un peu hors règle. On s'en fout, le but c'est que ça tienne :)

    La chaleur est dingue. Je suis pourtant à l'ombre au bord d'un cours d'eau frais... C'est fou. C'est saturé et étouffant.
    Une pizza termine ma journée pendant que j’en profite pour aérer le fourgon au max pour dormir.
    La nuit sera bien trop courte bien évidemment, demain c'est une grosse marade, pourquoi se priver de sommeil une seconde fois d'affilée?

    Debout à 4h30, petit dej viteuf, et je remonte au départ au frais. Enfin à peine 25 à 5h30 c'est très cool en fait.

    Retour à la maison du départ ou les 22 ? partants de 6h sont là. On est très peu sur les 300 places prévues initialement. 3 autres coureurs partiront eux à 8h. L'organisation est elle aussi en branle, remplissage des 2 voitures suiveuses, et préparatifs de dernière minute avant un petit briefing.

    Direction la ligne de départ en sortie de Saint-Félicien, photos semi-officielles, et petit discours de Gérard Mistler créateur de l'Ardéchoise, lui aussi inscrit sur l'Ultra. Nous sommes lâchés à 6h pétantes et le démarrage se passe à la cool. Mais vraiment beaucoup trop cool en faux plat descendant personne n'osant dépasser Monsieur Mistler. Je fini par me mettre contre mon gré en tête et entame le premier col en tête, pépouze, sans trop regarder ce qu'il se passe derrière moi.

    Nous ne sommes finalement que deux au sommet avec Hervé Buisson. Il envoie du bois dans la descente posé sur ses prolos, je me dis alors que j'aurais aussi dû poser les miens. On roule ensemble une vingtaine de kilomètres passant de jolis taquets traîtres jusqu'à l'arrivée de Brice, originaire de Annecy. Il a des watts, la socquette légère, et va trop vite pour moi en grimpette. Je laisse mes compagnons prendre les devant. Il fait encore frais, mais je m'hydrate avec attention. Ils m'attendent finalement et alors que nous nous regroupons durant quelques kilomètres, Un quatrième larron dont je n'aurais pas le nom nous rejoint puis nous dépose l'air de rien. Hervé et Brice le suivent dans l'ascension suivante alors que je continue à mon rythme. Le but est de ne pas se cramer, l'idée d'un classement n'est pas là dans ma tête. La température monte graduellement tandis que le dénivelé s'accumule lui aussi gentiment.

    Boire, grimper, manger, descendre, boire, monter, ...

    La route s'enchaîne à travers des paysages superbes et sur des routes sinueuses et désertes. C'est vraiment superbe comme région. Je n'ai pas de photos à vous partager de cette partie. Même via Maps. Mais j'ai adoré particulièrement les 75 bornes avant Privas.

    Je fini par dépasser Hervé qui s'est trompé de route, puis Brice qui a crevé. Apparemment pas de soucis pour lui. Je suis également apparemment premier alors qu'il manque le quatrième larron dans l'équation. Bref on s'en fout, je continue mon chemin en profitant du paysage et de la quiétude des lieux.

  • in Technique
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    @blackchamane n'a pas le temps de recycler ses câbles de dérailleur lui ^^

  • in Vos vélos
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    Ahah on va se croiser en route ne vous inquiétez pas ^^
    Mon vélo qui fait clac clac clac est reconnaissable :)

  • in Vos vélos
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    C'est un vélo typé 1900 en haut à gauche sur la photo de la remorque?

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