MrBoulard - nouveau fixi concours CCC

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  • Je parlais bien du couvre cocotte qui à l'air en dehors de son emplacement.
    Vous me faites envie tous avec vos disques hydro, et ce orange est vraiment sublime !

  • Je trouve aussi cet orange magnifique; avec le bleu et blanc y a un effet "pêche en haute mer" qui donne envie de mettre les voiles:-)

  • les premieres generation de couvre cocottes de r685 ont un defaut de caouchouc et deviennent tout shlag comme ca tres vite, faut les changer :) Me demandez pas pourquoi je sais ca par contre.

  • Nettoie les disques voire change les plaquettes avant de te faire une idée finale sur l'hydro tout de même

  • Youhou, 35km aujourd'hui, j'ai trop kiffé !


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  • Je kiff avec toi rien qu'en photo ! Il a l'air top de chez top !

  • 🧡

  • Novembre.
    Il est temps de se remémorer le magnifique mois de juin, lumineux et ensoleillé, pour sortir du maussade des jours actuels. Le temps de ce rappeler ces trois semaines et quelques à rouler tous les jours, jersey court entrouvert, le soleil léchant la peau. Le plein de vitamine D.

    En regardant à nouveau les photos que j'ai prise de mon voyage en Ecosse, un doux pincement me vient, puis à mesure que j'avance, il se fait plus réel, jusqu'à me paralyser complètement le genou.

    Ce sera, entre autre, mes deux madeleines de Proust de ce voyage <3


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  • Je vois que ce thread a un succès fou ! Ma petite introduction n'a pas fait mouche... tant pis, je continue.

    Mon voyage annuel à vélo s'est donc déroulé cette année en Ecosse. Je fais une fixette sur les îles, ce qui tombait bien parce que y'en a plein vers là-bas ; ma compagne n'aime pas quand il fait trop chaud, ça tombait bien aussi, nos derniers jours se sont passés à Aberdeen où c'était la canicule : 23°C, tous les habitants en tee-shirts et pas mal de baignade dans les fontaines publiques ^^ Le reste du temps, on avait 4 couches sur nous et on avait pas chaud.

    De ce qu'on en avait entendu, l'Ecosse est un paradis vert où il fait bon voyager car l’accueil est chaleureux. Qu'il fallait faire attention aux midges, ces petites mouches qui mordent les campeurs le matin et le soir et qui seraient bien pire à vivre que nos french moustiques. Qu'il est très connu que les écossais savent distiller et qu'il faut en profiter car on a pas ça chez nous. Et qu'en comparaison de notre voyage au Japon, ça serait moins dénivelé et a peu près autant ventu.
    A part le début, rien ne fut comme on nous avait dit, peut-être parce qu'on a fait la côte Ouest, qu'on a fait les îles, qu'on est pas allé au centre, dans le parc des Cairngorms.
    C'était donc un voyage pas comme on nous avait dit et c'est tant mieux parce que c'était génial.

    Notre trajet ressemblait à ça (vous noterez qu'en vert, c'est quand on a pédalé dans un train et en bleu c'est quand on a fait du pédalo et qu'en rouge c'est quand on a pédalé normalement)

    Je vous fait les premiers jours en accéléré. Paris-Edinburgh après moultes galères techniques sur mon vélo. Arrivée tard, vers minuit, et après un montage rapide et approximatifs de nos fixi, nous voilà sur la route vers un airbnb pas trop loin du centre. Sur la carte, ça paraissait pas loin, le centre ville depuis l'aéroport. Y'avait même marqué sur le site de l'aeroport qu'il y avait une piste cyclable.
    C'était une horrible 2x2 voies, qu'il a fallu prendre sur quelques kms, pas bien éclairé et avec des voitures qui n'avaient pas le temps de se demander pourquoi il y avait deux clampins à vélo là. Il crachinait. Ou alors c'était de la bruine. Enfin, ça bifurque sur une petite route. Plus aucune lumière, c'est la nuit noire. Nos lampes éclairent rien, enfin si la bruine, la brume, la purée de pois, c'est intéressant visuellement mais ça nous fait pas avancer. Google map marche mal, mais on finit par chopper un canal. Wow, changement total d'ambiance, plus de voiture, des petits bruits d'animaux partout, des LED au sol qui changent de couleurs pour indiquer les difficultés (passage sous ou sur un pont, rétrécissement, pavés).
    Tout de suite, on a vu que les infrastructures vélos étaient meilleures là-bas, ça se confirmera par la suite.
    Ensuite Glasgow en train, grosse différence entre les deux villes. Edinburgh est très touristique, très bourgeoise, avec un patrimoine très ancien alors que Glasgow est très prolétaire, la moitié des bâtiments sont fermés et l'autre s'éffondre, les gens ont des vraies gueules, c'est hyper vivant et chaleureux (vous devinerez jamais laquelle j'ai préféré). Puis de Glasgow, on a pris le train pour la côte, sur les voies du Poudlard express (on a vu le train mais on l'a pas pris, c'est une merde pour touriste).

    A chaque train, on a pu éprouver le bonheur des infrastructures pour les vélos, des places dans chaque wagon ou dans le wagon de tête qui sert pour les colis et les grosses valises. Des gares bien pensées et des accès faciles en vélo. Même dans les villes, des sas vélos qui sont respectés (tu peux pas les rater ils sont peint en ROUGE), des pistes cyclables partout mais surtout bien faites et respectées par les conducteurs. Et des cyclistes partout alors que bon, le temps c'est pas la côte d'Azur. Bref, après quelques heures à profiter du soleil et des pizzas cuites au feu de bois (tout cela est très traditionnel de là-bas, vou l'aurez noté), on monte dans notre premier ferry, direction l'ile de South Uist.

  • 👍

  • Ma petite introduction n'a pas fait mouche... tant pis, je continue.

    C'est qu'on attendait la suite !

    Super récit ! C'était l'été dernier ?

  • C'était en juin.

  • Ton récit donne vraiment envie d'y aller surtout si les infrastructures sont bien pensées pour les vélos. Et j'adore tes photos, mais je pense l'avoir déjà dit sur l'ancien forum.

    La suite svp!

  • bonsoir, je ne sais pas lire, mais par contre j'aime regarder des images ... est il possible d'en avoir plus ?

  • Je lis ton récit sous-marin et j'apprécie ;) ça donne envie d'y aller. A part les midges ça a l'air affreux ce truc, mon reup y est allé pour faire du kayak il a passé tout son trip habillé en apiculteur haha. Il est top ton All-city sinon, ça y est t'es convaincu par les disques hydro ?

  • @mjk Merci !

    @Crakersman Bonjoir, toutafé. Spordialophotographiquement

    @Quentin La bise toi, ça fait un bail. Pas encore remonté sur le All-city, j'ai une V2 qui arrive rapidement.

  • L'arrivée sur South Uist se fait par un soleil couchant magnifique. On enfourche les vélos (ou alors on encadre ?) et on se décide à juste traverser l'île pour aller squatter la plage pour dormir (seulement quelques kilomètres). Tout est parfait, les routes, la lumière, le crachin qui passe, des vallons au loin et le calme.
    La lumière est fantastique. C'est une des plus belles lumières que j'ai vu à ce jour, je pense.

  • J'enchaine direct avec le jour 2 parce que je suis motivé (et que j'ai pas envie de bosser).

    La nuit fut douce et fraiche mais on est bien équipé. Des centaines de petits lapins, des centaines d'oiseaux et d'autres animaux ont fait leurs trucs d'animaux pendant qu'on dînait et qu'on s'endormait. C'est prometteur, ce sera un voyage où l'on croisera des tonnes d'animaux de toutes sortes.

    On décide de passer par Eriskay, une petite île connue mondialement pour son espèce de poney sauvage et son club de foot. Il y a un peu de vent et on sait pas trop comment s'habiller mais ça roule bien. On va se poser quinze secondes sur la plage trop mignonne d'où l'on aperçoit au loin nos premiers phoques.

    Les routes ne comportent qu'une seule voie avec des parkings régulièrement pour permettre à deux voitures de se croiser (comme ça on se plante pas parce qu'ils roulent dans l'autre sens là-bas (quoique ça nous change pas trop du Japon)).

    Vu qu'Eriskay est le point le plus au sud des îles, notre route reprend vers le nord. On s'arrête à la superette. Faut pas se planter, y'en a une tout les 80kms, mais on trouve un café par ci, un restaurant par là ce qui nous permet de pas trop nous inquiéter même si on est quand même obligé de faire notre parcours en fonction de ça.
    On finit la journée et sans trop savoir où planter la tente, on trouve un pâturage communal qui ne dérange ni les moutons ni la voisine qui nous fournit de l'eau et nous indique où est le meilleur spot.

  • Tip top ce récit, je me laisserait bien tenter par l'Ecosse.

    Au passage, Tri-X les photos ? Ton dev est super!

  • Superbe photo! Et chouette de te lire !

  • Jour 3

    Nous partons sous un temps assez changeant, entremêlant couverture nuageuse très dense et couverture nuageuse dense. Quelques petites gouttes par-ci par-là, mais pas d'averses.
    La route au début n'est pas la plus joyeuse qui soit et on a du vent de face, pas tant que ça, un petit 15km/h constant, sans rafale. Heureusement les paysages sont toujours très beaux, on voit souvent la mer. On essaye de s'arrêter peu car on a prévu une bonne étape aujourd'hui. Nous avons trouvé un endroit où camper, au bord d'une plage qui accueille les camping-cars avec un bâtiment auto alimenté en électricité et des douches !
    Notre but est d'arriver à prendre le ferry de 13h pour être tranquille pour le reste de la route, qui nous permettra de passer de North Uist jusqu'à Harris Island. Le ferry suivant est à 16h, ce qui compliquerait notre planning.
    Au fur et à mesure de la matinée, on ne doute pas de nos capacités à rejoindre le ferry à temps mais c'était sans compter sur le vent qui forcit et un oubli de notre part : il faut y être 20min avant et l'embarcadère est à quelques kms de la ville.
    On bourine un peu, et puis un peu plus quand on aperçoit le ferry et les voitures qui commencent à s'y engager :) On finit par avoir le ferry, où l'on croise beaucoup de cyclistes. La traversée est assez courte, une demi-heure et nos estomacs prennent leur mal en patience en attendant l'arrivée. Une éclaircie nous remotive et au port d'arrivée, on se dirige pour quelques kms vers un petit café, le Temple café, qui à l'air excellent. Tout est fait maison, les recettes des sandwichs chauds ou froids et des potages sont inventives et à base de produits du coin, une petite chaumière posée là au milieu de nulle part par des gens très motivés. A l'arrivée, c'est la cohue, il y a une queue de 10 personnes, auxquelles s'ajoutent les cyclistes du ferry qui nous rejoignent au fur et à mesure de leur progression. Seuls deux grands mecs, full kit, vélo de gravel très bien équipés sont arrivés juste avant nous (et ces batards vont prendre le dernier sandwich que je voulais :/ (mais on a eu le dernier scone ahah)).
    La vue est magnifique et le repas, succulent.

    On repart repus. Pile le bon moment pour des averses et du vent, évidemment. A ce propos, on a discuté un peu avec les deux anglais en bikepacking : "boh, le vent ? Il faut faire avec, et puis il n'est pas si fort".

    Comme vous pouvez l'apprécier sur les photos, le paysage change, il est plus vallonné, moins morose aussi. Les habitants sont plus ouverts qu'à Uist et il y a un peu plus de tourisme. Mais clairement ces îles sont encore très préservées du tourisme de masse. Certes, ce n'était pas la haute saison, mais malgré tout et c'est ce que nous ont dit de nombreux écossais, il y a peu d'hébergements, peu de restaurants, peu de cafés. C'est aussi dû à l'histoire religieuse et sociale de ces îles. Peu d'argent, des petites constructions sans trop de fenêtres, majoritairement protestants, ne souhaitant pas faire de l’accueil des touristes une priorité. Petit à petit, cela change, mais surtout grâce à des non iliens ou des iliens partis des îles et revenus qui acceptent de travailler le dimanche.

    Bref, revenons à nos moutons (tiens je vous en ai pas encore parlé de ceux-là). Nous passons des grandes collines, les routes sont plus larges, à deux voies voire plus. Il y a plus de camping cars aussi. Nous voilà arrivés au croisement qui nous permet de partir vers Hushinish, notre camp du soir.

    Et là, c'est le drame. 18km très très vallonné, avec des pentes à 20% sur 100m, puis des descentes à 25% sur 100m et ainsi de suite. Le paysage est encore plus beau que ce qu'on a vu jusque là, mais c'est très dur. Mon genou commence à faire des siennes, en même temps je porte la tente et ça fait 80km qu'on roule dans ces conditions, vent de face, pluie et gros pourcentages casse jambes.
    Un arrêt dans un arrêt de bus, sous la pluie batante, en grignotant du cheddar et du houmous nous fait reconsidérer notre soirée. Et si on s'arrêtait dans un château posé là au milieu de nulle part, un hotel 5* pour riches pécheurs à la mouche ? Qui conserve malgré tout une tradition, celui du honesty shop, une petite épicerie avec des produits de base, sans personne qui contrôle et juste une boite pour déposer l'argent correspondant à ce qu'on a acheté. Mais non, on continue, tant pis pour l'hotêl, vive le vélo et le camping.

    L'épicerie nous sauve un peu puisque nous étions presqu'à cours de vivre pour la nuit (et le matin) et que c'est pas là où l'on va qu'on va trouver quelque chose...
    C'est dur, tellement dur qu'on gravit la dernière côte à pied. Pourtant dans les infos pour les camping cars qui viennent jusqu'ici, on avait été prévenu : attention route difficile avec beaucoup de virages...
    Au bout de nos vies, on arrive enfin au bord de la plage, le soleil se découvre et la douche chaude nous attend, enfin. On monte la tente, on prépare la bouffe et on s'aperçoit que la douche est fermée pour la nuit... Rien ne nous informait de ça AHHHHH. Heureusement, il y a des toilettes avec des lavabos, de l'eau chaude et le site est sublime.

  • Superbe 👌

  • Clap👏 clap👏 clap👏
    On veut la suite :)

  • Merci !
    @AuroraWay oui c'est de la Tri-X développée au Rodinal

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