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Fra

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    @roi_des_abricots en effet, je n'ai pas réussi à récupérer la combinaison, en revanche, j'ai le casque... une photo très bientôt...

    @Julien ce que tu appelles "plastiques" n'en est pas, il s'agit de la krypto de stade IV, mais je sais que tu le sais. La rotation du cache-poussière sur lui-même (due au pédalage) entraîne une réaction chimico-physique qui démultiplie la puissance. Gaston avait même calculé la réaction (φ x π = 5,083203692...)

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    un morceau d'histoire que je vous disais...

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    suite et fin

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    des photos des détails...

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    Bonjour les gens,

    Comme promis, j'ai l'immense honneur de vous présenter le vélo qui a été banni par l'UCI en janvier 1990. Je dois préciser que ce vélo ne m'appartient pas, il m'a été généreusement prêté par l'actuel président de Shimano (Yozo Shimano).

    Il s'agit donc du vélo fabriqué, en 1989, à l'initiative de Shozo Shimano, président de la firme nippone, et fils de Shozaburo Shimano le fondateur. Ce vélo devait, à l'origine, servir d'écrin à la nouvelle génération du groupe 105 (le 1055).

    Mais très vite, les dirigeants du groupe Shimano ont été tentés de tester ce groupe sur des compétitions officielles. Ils se sont donc mis à chercher un coureur capable de piloter cet engin, sur circuit fermé d'abord, puis en compétition. Leur choix s'est porté sur le grand spécialiste de contre-la-montre James Molinten, un des rares être humains à tenir les 800 watts pendant plus de deux heures.

    Bien sûr, le vélo n'était pas monté comme cela en 1989. À l'époque, il était entièrement monté en 1055. Mais, les entraînements à huis clos, et les performances hallucinantes qui en ont résulté, ont amené les ingénieurs et mécaniciens à le faire évoluer.

    Après six mois d'essais en soufflerie, sur piste et dans le désert de Gobie, James Molinten a enfin eu le droit de participer à sa première compétition officielle le 10 septembre 1990, lors du criterium de Moulinsart. 134 km de routes vallonnées pour un finish en ligne droite sur un faux plat montant de 4 km.

    Molinten fut inscrit à ce criterium par le constructeur, en dehors de toute équipe pro, par un arrangement resté secret (et sur lequel Yozo est resté très discret).

    Et ce jour-là, les spectateurs du criterium ont pu assister à quelque chose de très surprenant. « on a vu passer une fusée, puis 5 minutes plus tard, on a vu passer le peloton. Le pire c'est que j'étais positionné à seulement 10 kilomètres du départ de la course » m'a raconté ce vieux monsieur, encore hagard, plus de trente ans après les faits.
    La suite de la course, on la connaît tous : Molinten arrive avec deux heures d'avance sur le reste des coureurs, sa machine encore toute fumante.

    Le soir même, sous la pression des sponsors et des équipes professionnelles, l'UCI est acculée, et se voit dans l'obligation d'agir. Molinten est arrêté au restaurant de son hôtel, des prélèvements sanguins, urinaires et neuronaux sont effectués. Son vélo est saisi pour être contrôlé, l'UCI recherchant à ce moment la présence d'un moteur.

    La course est déclarée « infructueuse » et ne sera jamais validée.
    Une plainte pour tricherie est déposée par toutes les équipes professionnelles et Molinten est envoyé dans les geôles d'Albert II. Ce n'est que deux semaines plus tard que Shimano se décide enfin à lâcher le morceau.

    La performance de son coureur n'est ni due au dopage supposé de Molinten, ni due à la présence d'un moteur dans le vélo, mais bien à la magnificence du groupe qui l'équipait.
    Ce groupe, entièrement fait en kryptonite de type IV (le plus rare), devient donc l'ennemi public numéro 1 pour une UCI en quête de légitimité. Le lendemain, la nouvelle tombe : « nous avons pris la décision d'interdire, jusqu'à nouvel ordre, l'utilisation de ce groupe 1055 de toute compétition officielle » déclarait alors le président de l'UCI.
    Plus jamais nous ne reverrons un composant de ce groupe sur une course officielle.

    Ce vélo a été rendu par le pôle « contrôle » de l'UCI à Shimano quelques semaines plus tard qui décida de le ranger dans un lieu tenu secret.

    On sait juste qu'il a été ressorti à quelques rares occasions (non-officielles bien-sûr) pour des tests. Le jeu de direction a été changé, le boyau arrière aussi. Pour le reste, il est comme il était le 10 septembre 1990.

    Voyons de plus près les éléments qui le composent.
    Le cadre d'abord, il s'agit une production 3rensho très classique (les ingénieurs Shimano voulaient prouver la supériorité du groupe, on ne devait pas suspecter le cadre d'être l'élément fondamental du montage), 57 x 56, aux dimensions de Molinten.
    Le groupe, bah, vous le reconnaissez, il s'agit des premières versions du 1055.
    Les roues, très intéressantes puisqu'il s'agit d'une Corima 4B à l'arrière (dont l'intérieur du moyeu a été remplacé, par un moyeu arrière 1055) et d'une roue avant composée d'un moyeu 7271 et d'une jante Wolber Profil 18. Je pense que le choix de ce moyeu, plutôt qu'un 1055, résulte du fait qu'il était tout simplement plus qualitatif.
    Enfin, le plus étonnant réside dans le choix du poste de pilotage Mavic. Yozo m'a expliqué que le guidon CLM Mavic semblait évident à cette époque. Il n'y avait pas beaucoup de modèles de guidons de ce type disponibles en 1990.
    Sinon, parmi la foule de détails qui regorgent de ce montage, celui qui m'a le plus bluffé, c'est l'absence de vis de fixation du porte-bidon du tube de selle. J'ai posé la question à Yozo qui m'a répondu que cela était volontaire, c'était pour laisser entrer l'air dans les tubes pour les refroidir. La puissance et l'intensité du pédalage avait fait prendre feu les prototypes, il fallait trouver un astuce pour refroidir l'ensemble...

    Et maintenant, la réponse à la question que vous vous posez tous : comment ai-je réussi à récupérer ce vélo ?
    L'histoire est à la fois très compliquée et très simple. Je ne peux pas trop vous en dire, vous imaginez bien, mais disons que lorsque l'idée du concours a émergé, j'ai envoyé un fax au président de Shimano qui est aussi un ami proche pour lui demander s'il ne pouvait pas me prêter la bestiole le temps du concours. Il m'a aussitôt répondu par transmission de pensée que cela était tout à fait possible. Les aléas des confinements ont retardé l'opération, et c'est seulement hier que je l'ai reçu. Le voici donc, dans toute sa splendeur, dans un état loin d'être NOS, mais qui a le charme de l'authenticité.

    Si on regarde bien, on ne peut pas dire qu'il soit beau, on pourrait même le qualifier de « freak » par certains aspects, il est sale, pas forcément bien monté, mais n'est-ce pas là tout l'esprit du 105 ? Je vous le demande...

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    Cet après-midi, alors que je n'y croyais plus, j'ai reçu LE vélo banni par l'UCI, en provenance du Japon. Le timing est parfait, la veille de la date limite du concours, c'est l'alignement des planètes ça.
    La suite demain...

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    Oui.
    Beau travail @Zek !

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