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RichChigga

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    Effectivement Gaston, désolé pour cette écriture à l'emporte-pièce, je présente mes excuses à la communauté Sinti qui nous lit éventuellement 😥

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    Héhé sait-on jamais, imagine qu'il n'aime secrètement pas Campagnolo, on aura l'air malin!
    J'ai même hésité (un court instant) à y mettre le sram red version verte qui est sur mon Tecnos, le matching color aurait tellement été goûtu 🍕

    Faut savoir que la BTC sous ses grands airs, c'est de la manoucherie à tout-va c'est pas de l'horlogerie suisse, on est bon pour le sous-topic "les détails qui tuent et qui font faire un infarctus à Ernesto"

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    Les dernières bonnes idées en date étant:

    le grand frère moche d'Oslo,

    Un raidard peu confortable,

    Et plus récemment encore,

    Je m'arrête là pour le moment...

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    Suite et fin:

    De la troisième à la cinquième journée, je passe du côté flamand, puis néerlandais pour me retrouver à Brême, en Allemagne.
    Les routes sont devenues très aménagées pour les cycles, des voies propres parallèles aux axes principaux sont prioritaires sur les croisements, avec un revêtement bien entretenu.
    Quoiqu’un peu chiants à la longue, il en reste que ces aménagements pour se déplacer d’une ville à l’autre à vélo de manière rapide et sûre est un outil qui donne vraiment envie au quotidien.
    Le temps sur ces trois jours est clément, toujours un très chouette accueil en warmshowers/CS, et même si le paysage défile et évolue, je suis déçu de ne pas avoir l’opportunité de rencontrer plus de monde avec qui faire la route, mais peut-être est-ce seulement une idée romantique que je me fais du voyage.
    L’arrivée à Brème avec un coucher de soleil et les quais bondés du fleuve donnent envie de rejoindre la foule, mais mon camping est en périphérie de ville, je n’ai pas de quoi sécuriser mon vélo longtemps et encore moins des affaires pour me promener en ville. Joie de l’ultra-mobilité ou mauvaise organisation, j’avais préféré faire l’impasse sur une paire de basket et un jean…
    Les jours suivants, je traverse l’Elbe, Aldi et Lidl étant mes principaux sponsors en terme de ravitaillement pour arriver à la frontière dans la ville portuaire de Flensburg.
    La météo s’annonce pluvieuse, le moral a beau être là, je décide plutôt de suivre la direction de Copenhague comme point d’arrivée, l’itinéraire étant sensé bénéficier d’un temps plus favorable.
    Pour autant, ça sera pour moi la portion la moins réjouissante du voyage : double crevaison sur roue avant à peine arrivé sur le sol danois, je réalise que la pompe que j’ai ne monte pas assez en pression pour les pneus que j’ai choisi. Je cours de ferry en ferry sans prendre le temps de chercher un éventuel atelier, tant pis, je dois faire dans les 80 bornes avec une hernie dans la CAA qui me fait un bump à chaque tour de roue, autant dire que dans les descentes, je reste en danseuse.

    Il pleut toute la journée, pas de cyclistes sur la route pour emprunter une pompe ni de couchsurfing qui m’accepte, ça sera du camping. Pas de fontaines à portée de bouche, je me ravitaille au supermarché. Gros fail, je me rends compte après quelques kilomètres qu’il s’agit d’eau pétillante…
    Arrivée sur un point de campement officiel, c’est très charmant, un foyer un peu humide mais j’arriverai malgré tout à faire un feu au bout d’un quart d’heure.

    Je suis seul sur le spot, quand raboule un couple de danois. Je tente d’engager la conversation, mais je sens qu’ils sont déçus de ne pas être seuls, aussi préfèrent-ils parler entre eux. Sacrée ambiance…
    Réveillé par la pluie à 7h du matin, je remballe mes affaires à la hâte et quitte les lieux pour commencer à avaler des kilomètres au plus vite.
    Une heure plus tard, ma pédale gauche ne tourne plus rond : arrêté sous un abris-bus à l’entrée d’un village qui semble désert, je découvre avec effroi qu’une vis de la cale SPD se fait la malle et foire le filetage. Pire encore, la cale a commencé à entamer la semelle de carbone. Je tente de serrer, mais je sens que tout s’arrache.
    Eclair de lucidité, il y a une seconde position de cale avec des filetages propres, je démonte la pompe et procède à un échange. Je suis obligé de régler la cale en extrémité pour ne pas qu’elle s’appuie sur le carbone entamé, mais c’est déjà ça.
    C’est reparti, je mange un bout dans une superette un peu plus loin, 1 parquet de biscoot, un smoothie industriel et une viennoiserie séchée de la veille = 12€.
    Je me décide aussi à régler ce problème de pression sur la roue avant, je m’arrête à une bicoque avec un joli atelier en façade où un bruit de disqueuse en sort.
    Je lance un appel, un gars peu expressif sort avec une clé à molette à la main. Je lui explique que j’ai crevé et que j’ai besoin d’un coup de pompe car la mienne n’est pas assez puissante. Gros regard hostile et suspicieux, pour rappel je suis en moule-teub avec un morceau de polystyrène sur le crâne, les pieds en canard et suintant de toute part. Le gars s’approche en silence de mon vélo, tâte le pneu et me dit : « c’est assez gonflé, ça ». Sa réponse est sur le moment tellement stratosphérique que je répète ma demande à l’identique. De toute façon j’en n’ai pas compatible avec ta valve, qu’il me coupe. A partir de ce moment là, succession de rencontres absurdes : l’hôte du bed & breakfast qui me prend la tête avec l’usage précis de la TV et du wifi de sa dépendance alors que je lui dis clairement que veux juste prendre une douche, grailler et dormir, une mère de famille qui m’agresse parce que je cherche mon chemin et ai un peu trop tourné dans le quartier, ou encore une crevaison à 100 bornes de Copenhague, les pelotons de cyclistes m’ignorant royalement alors que je suis au bord de la route.
    Arrivé dans la capitale danoise, je n’ai pas l’opportunité de visiter comme il se doit, je vous épargne les détails. Mais voilà, c’est fait, 1500 bornes, 5 pays traversés, finalement sur deux semaines. Ca fait relativiser les distances et ouvre les possibilités pour d’autres voyages à vélo… je termine mon périple en bus de nuit jusqu’à Oslo.
    Le train pour Trondheim n’étant que le jour suivant, j’ai 24h à tuer à Oslo, je profite de la ville et de la fin de mon périple pour envoyer des messages à tout le monde et pour boire un verre avec une autre amie norvégienne.
    Je suis en train de traverser le parc du palais royal d’Oslo pour rejoindre mon amie quand ding, petit message de la bitcherie, un margoulin partage une annonce LBC, un vélo jaune, une roue à bâton, une selle en carbone.
    Prix défiant toute concurrence oblige, je regarde l’annonce. L’affaire se passe à Troyes, ça tombe bien, j’ai un bon copain de crime sur place, il se reconnaitra. Cela fait malgré tout quelques mois que je ne lui ai pas écrit, et même s’il traine sur le forum, c’est globalement un ours peu connecté, je ne sais pas si mon SMS tombera dans une boite vide.
    Entre temps, le petit rézo de fixksite est en alerte, l’annonce a tournée, tout le monde y va de sa réservation et de sa surenchère.
    10 minutes plus tard, je reçois une réponse de mon pote :

    tkt je te le garde au chaud.

    Mon amie arrive, on va trinquer autour de pintes à 15bal.
    A la bitcherie, c’est le margoulin qui fait l’occasion.

    Je m’appelle Jonas, ça fait une dizaine d’années que je traine sur le forum, je me suis toujours persuadé que je ferai du vélo sérieusement mais bon, j’ai rencontré les copains il y a quelques temps maintenant, on fait des bêtises ensemble et on n’est pas prêt de s’arrêter.

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    Henlö à tous!

    Etant d’ordinaire plutôt discret sur ce forum et pour vous proposer une team de bitcheurs hétéroclitos, je vais plutôt vous partager mon dernier voyage à vélo en date en guise de présentation.

    Eté 2019 : il s’agit pour moi de rejoindre les pays scandinaves.
    N’ayant que comme destination précise Trondheim pour y rejoindre des amis rencontrés du temps de l’Erasmus, je me fixe pour objectif de réaliser en partie le voyage par la force de mes jambes et des rencontres faites sur la route.

    C’est surtout une bonne occasion de s’acheter un nouveau vélo.
    Ayant voyagé sur un Mx-Leader* les deux étés précédents, je me décide à investir un peu dans un biclou avec des supports de partout et une géométrie de teckel histoire d’emporter un maximum de boue lorsque ce dernier sera chaussé de boudins de 45.

    J’hésite beaucoup, mon budget étant limité, je me décide sur une belle offre pour un Spé sequoia en Force 1. Décrit comme un vélo ayant le comportement d’un vieux labrador asthmatique, je ne peux que confirmer cette métaphore. Mais j’adore les toutous (cc @bisou) aussi je change la paire de roue OEM par des Stans Notube Grail MK3 sur Hope RS4 / Shutter Precision à l’avant + tout le toutim pour faire des UV aux chattons écrasés sur le bitume et recharger le telefun et GPS.
    Je relâche un billet pour des sacoches kifonbien en ces temps de « minimalism » shit mon cul, la vérité c’est quand même très fifou tout ce qu’on peut faire avec du pétrole.

    Vendredi soir, je ferme la grille du taf, je sais que je vais me taper quelques centaines de kilomètres en solo, avec pour seule certitude que je dois retrouver mes potes et ma nana à Trondheim dans 10 jours.
    Ayant passé le dernier trimestre à home-trainer sur internet à chercher du mato plutôt que d’avaler de la route, je me dit qu’une première étape de 120 bornes pour savoir si je sais toujours rouler sans les petites roues est un bon départ.
    Partant de Paris lecentredumondeKM0 (dsl les bordelais), il est 13h quand j’atteins Compiègne, soit la destination du jour. Tout con mais un peu heureux, je me dis que le bourrier de presque 20 kilos entre mes jambes avance quand même correctement.

    Je graille un sous-marin et fait un tour au D4 dans un bon périurbain franchouillard comme on les aime pour resserrer mes disques (lol) et c repartiiiii jusqu’à Saint-Quentin. Il est 19h, je suis sec et il commence à pleuvoir, je pensais trouver de quoi grignoter sur la route sauf que tout est fermé.
    Je vois un gosse jouer avec son iench à l’abord d’une maison avec un grand terrain, je m’arrête pour engager la conv et voir s’il y a moyen de poser la tente, pas de chance c’est la baraque à son tonton et voilà que celui-ci sort pour m’indiquer le prochain camping qu’est soit 20km derrière, soit de l’autre côté de la forêt domaniale devant laquelle on se trouve.
    Mieux vaut avancer, j’appelle le camping qui m’annonce que sa friterie est déjà fermée, tant pis je réserve malgré tout un emplacement et je me retrouve donc à 21h dans ma tente à grignoter une barre céréale et siroter un gel.

    Deuxième jour motivé comme il faut, je remonte en selle, à 13h je suis au familistère de Guise et ça commence à pisser sévère, histoire de présenter le nord sous sa plus belle carte postale. Les bicoques de briques défilent, aussi je traverse la frontière sans trop m’en rendre compte, la pluie et la chaleur de mon visage embuant mes lunettes – petite pensée à tous les binoclards pour la future période à masques hygiéniques obligatoires.
    Abrité sous un arbre à 17h, je trouve un couchsurfing royal à Charleroi, et mon hôte me promet la meilleure friterie de la ville. Et puis, il s'est arrêté de pleuvoir, il fait même plein soleil dans le pays à côté.
    40km plus tard, je suis accueilli par une quarantenaire qu’a eu pour passion l’expédition en très haute altitude, mais qui fait désormais des voyages en Brompton, comme quoi faut pas juger. Médecin de profession elle a passé le diplôme de technicien cycles, son garage étant un devenu un gros atelier.
    C’est à vrai dire la première fois que je pratique le couchsurfing, et se faire demander si on est plutôt thé ou café au petit-déjeuner par une personne qui nous ouvre ses portes gracieusement et qu’on ne connaissait pas deux heures auparavant, ça met du baume sur le chamois.

    Aller, la suite oprochain népizod, en attenden porté vous bien, et sur tou, noublié pa, gratté le pluss de chien possibe !! ms seulemant si il sont gentilles bien sûre ^^

    OPROCHAIN NEPIZOD :

    RENCONTRES SURPRENANTES, CREVAISONS, TRAHISON, SUEUR ET DECEPTION, MAIS AUSSI UN NOUVEAU VENU ?

    *Je vous épargne la vision directe du Mxl, une peinture originale affreuse, mais j'ai cherché ce cadre à ma taille durant presque 5 ans. Aussi je l'aime d'amour donc veillez le respecté SVP.

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